samedi 29 mars 2014

MATCH!

Amis de l'Assoc'Bolo, bonjour! Venez donc voir le dernier match d'impro de l'année du désormais fameux tournoi du Chausson d'Or (regroupant les meilleures équipes de la planète - ou presque)! L'Assoc'Bolo joue sa place en Ligue des Champions samedi prochain contre la Cocotte de Ste Pazanne! Venez nombreux, avec la famille et les amis, pour rire, pleurer et surtout passer un chouette moment le samedi 5 avril à 20 h30 à la salle du Bois Jauni!
Réservations à l'adresse suivante "assocboloresa@gmail.com".

dimanche 12 janvier 2014

The Show Maestro!

Sautez de joie, vivez dans l'allégresse, samedi prochain, c'est IMPRO à Ancenis! C'est pas beautiful ça mon ami? Venez rêver, rire et pleurer avec 12 comédiens qui se battront pour terminer maestro de la soirée. Rendez-vous salle du Bois Jauni à 20h30 le samedi 18 janvier pour en prendre plein les yeux!

mercredi 27 novembre 2013

Vous improvisiez ? j'en suis fort aise. Eh bien! chantez maintenant!

Je reviens avec un peu de retard sur les séances 2 et 3, assez identiques dans la forme, mais qui n'ont pourtant pas donné tout à fait la même chose, les combattants n'étant pas les mêmes entre les 2 séances. L'objectif de ces 2 séances était de se servir du chant comme d’un levier pour « lâcher prise ».

Souvent, ce qui nous paralyse, c’est la liberté totale, l’angoisse de la page blanche. Ce qu'il faut, c'est tromper le cerveau et partir de quelque chose pour construire une histoire. La contrainte (tout type de contrainte) doit agir comme un détonateur, un trompe-cerveau. Le point d’ancrage libère les freins, lance l’histoire dans le concret d’une situation (l’erreur de certaines impros est de ne pas choisir de quoi on parle. « Oh tu as vu ce qui est arrivé. _ Oh oui c’est affreux. _ Je ne pensais pas que ça pouvait arriver, etc. » Le public est suspendu, il attend, et souvent il attend encore et l’impro ne peut pas décoller. Il faut se lancer. N’importe quoi, grand-mère est morte, je me suis cassé un ongle, Les Plutoniens ont enlevé Wayne ;)…).

Vous me direz « Raf tu causes, mais on voit pas le rapport. Je vous répondrais que c’est pas faux. Alors revenons-en à la musique ! Par le chant, l’idée est que la musique nous porte, que l’urgence de poser des mots sur une musique, d’être dans le flow-flot de la musique… nous permette de déconnecter le cerveau, que les mots sortent plus vite que notre pensée.

Ceci dit, chanter devant les autres, accepter l’oreille de l’autre, chanter juste / chanter faux, tout ça, ça peut bloquer. Et finalement c’est une variante de l’impro. Jouer devant les autres, accepter le regard de l’autre, jouer juste ou non, raconter une histoire ou non… ça fait peur de la même façon.

Eh bien chers amis, je vous invite à dépasser vos peurs. N’ayez pas peur, comme disait l’autre ! Pour le chant, peu importe de chanter juste, l’important c’est de jouer juste. On pourrait avoir une super belle impro, touchante, avec une déclaration d’amour chantée, mais mal chantée, avec toute la fragilité de la personne. On a déjà vu ça au cinéma, et ça peut toucher juste.

Je finirai par une citation de je ne sais plus qui et je ne sais plus trop si c'est comme ça que c'était dit (mon Dieu, mais c'est d'une clarté absolue tout ça, non?): "Il n'y a pas de manque de talent, mais c'est la peur qui bloque."

Sur ces 2 séances, outre la chauffe classique et le travail sur l’hymne, nous nous sommes appuyés sur une structure Gospel trouvée sur un blog d’impro. Plutôt que de mal retranscrire, je vous invite à aller jeter un œil et une oreille ici.

Le programme: Turtle wufu, foot, singe (synchronisation d'animaux), bwanlette (évitons les mots clés fâcheux!) de mammouths (sens-rime-sens-rime...), chauffe voix & apprentissage hymne,  Gospel. Turtle wushu? Sir yes sir!



Euh, tu dis tout de moi, mais tu ne sais pas tout, non?

samedi 9 novembre 2013

Où l’on voit que si un flic doit signer un carnet de notes, c’est pas au père de le faire !



Youplaboum, nous voilà repartis pour une nouvelle séquence d’entraînements. Les objectifs pour ces 7 séances sont de 3 ordres :
-          - Développer l’écoute : « l’autre est parfait »
-          - Se donner des contraintes (la contrainte libère, voir ici)
-          - Incarner

Pour cette première séance, il s’agissait donc  de développer l’écoute. Dans l’impro, construisant mutuellement une histoire, nous nous situons dans deux postures : émetteur et récepteur. Pour faire de bonnes impros, il est nécessaire de trouver le juste équilibre entre les deux. Si on schématise, la construction d’une impro, c’est : « Je dis / J’écoute ». Il est donc nécessaire de laisser la place à l’autre, et même on l’a vu, au silence de l’autre. Si on a dit ce qu’on avait à dire, on doit laisser la place à l’autre, même si le silence est long. Le silence est toujours habité, « lu » par le public, et est souvent bien plus riche en possibles pour le spectateur. Le silence a aussi l’intérêt de nous laisser cogiter à ce qui s’est passé et ce qui va se passer.

Comme on l’a vu dans, notamment, l’exercice « Caméra », l’écoute n’est pas qu’une affaire d’oreilles, elle est aussi affaire d’yeux. En effet, écouter l’autre, c’est prendre en compte ce qu’il amène sur scène, par ses mots, ses gestes, ses attitudes… Le public, lui, il voit tout. Et il n’arrête pas de faire des liens, d’imaginer la suite (souvenez-vous de l’émission de radio présentée ici). Si on ne voit pas le geste de son partenaire qu’il fait à l’autre bout de la scène, on risque de passer complètement à côté de la scène (la réciproque est vraie, c’est-à-dire qu’il faut donner à voir à son partenaire les gestes et attitudes que l’on fait, on est toujours responsable l’un de l’autre sur scène).

L’écoute, c’est aussi le souvenir. Ce qui fait plaisir en tant que spectateur, c’est quand un élément donné au départ, est repris à la fin de l’impro et qu’il donne du sens à tout ce qui s’est passé ; ça, c’est la classe et c’est aussi de l’écoute et de l’esprit d’à-propos.

Enfin, l’écoute, c’est l’écoute de soi-même, de son personnage, de ce qui s’est construit de lui pendant l’impro. Lundi, Djodjo voulait faire signer son carnet de notes par le flic. Il a passé près d’une minute à essayer de lui faire signer quand surgit son père qui veut signer le doc (pour que l’histoire aille ailleurs et avance). Et là Djo s’emporte, il s’en fout que son père signe ce fichu carnet, il veut que le flic le signe. S’il avait accepté les propos du père, il serait venu casser la  minute précédente en disant « tout ce qui s’est passé avant n’avait aucun sens ». Selon moi, refuser une proposition n’est pas nécessairement une rudesse. On est rude si on fait comme si une proposition n’existait pas, si on l’annulait en n’en tenant pas compte. Là il manquait sans doute une explication qui aurait donné du sens  au flic et au père (car les deux interventions étaient justes pour Djo – et oui l’autre est parfait, donc Jérôme et Albert sont parfaits !). Certes, c’est un peu facile une semaine après la guerre, mais si Djo avait dit quelque chose comme « Papa, arrête de faire semblant, je sais ce qui s’est passé entre lui et maman il y a 15 ans ». Et là paf pastèque, toute l’impro a du sens (et on en revient à ce que nous avait dit Antho ici).

Ouch’, et concrètement, ça donnait quoi cette séance ?

Chauffe : Turtle Wufu ; jeux de parachutes ; exo du singe (imitation d’animaux et synchronisation sur les gestes d’un seul) ; compter jusqu’à 20, puis la suite lancer des cailloux ; branlette de mammouths (sens/rime) ; les érudits (question technique / réponse immédiate).

Exercices : Caméra ; Histoire un mot à la fois ; Histoire un gromelot à la fois.

Impros avec la contrainte d’une émotion à l’autre (exo découvert lors du précédent stage d’impro) avec thèmes « Dur mais juste », « la dynastie des malpropres », « duo gagnant », « d’une vanité à l’autre », « d’une pierre deux coups » et « d’un naturel gentil » (thèmes trouvés pour votre gouvernante ici).

La semaine prochaine, en nous appuyons sur l’écoute, nous nous donnerons des contraintes à nous-mêmes pour créer du jeu. 11 novembre oblige, nous serons moins nombreux, on chantera !

Pour finir en musique , je vous laisser jeter une oreille à ça...
It Was a Very Good Year by Frank Sinatra on Grooveshark

mardi 22 octobre 2013

La fin d'une histoire

Lundi c'était la der des ders pour moi ... mais rassurez vous seulement à l'animation!!! Et oui ça y est mon dur labeur est fini, plus de séance à préparer pendant mes longues réunions professionnelles. 8 séances de suites à me supporter ça a du vous paraitre long! Y en a même pas mal qui n'ont pas tenu le coup, et c'était bien dommage pour eux car hier c'était la meilleure séance du lot!!! Bah oui, comme c'était mon anniversaire, y avait du gateau, des bonbecs et on a même bu un coup à la fin de la séance! Trop chouette.

Ah, oui qu'est ce qu'on a fait pendant cette merveilleuse dernière séance?? Bah je vous l'ai dit, on s'est baffré de bonbons! Bon on a aussi fait deux trois trucs, comme l'exercice des balles de couleur pour bien s'échauffé afin d'être au taquet pour l'interro surprise!
Et oui, qui dit dernière séance, dit control des acquis! Donc après une rapide inspection des carnets, on a donc fait un tour de table pour savoir ce que chacun avait intégré depuis le début de l'année, que ce soit pendant les entrainements mais aussi pendant les spectacles. Tout cela fut très interessant, car on a pu voir qu'en fonction de l'a sensibilité de chacun, et l'avancement dans l'impro chacun s'attachait à des points différents mais tout aussi pertinents.

Ce petit point a été l'occasion pour moi d'insister sur le fait d'être en interrogation continue sur sa propre pratique de l'impro, et que la progression individuelle passe par une réflexion sur sa pratique mais aussi sur la pratique des autres. On doit se demander pourquoi des impros fonctionnent et pas d'autres, que l'on soit joueur ou spectateur, et c'est cette réflexion qui nous fera avancer.

Une fois tout cela dit, et histoire de se réchauffer un peu nous avons enchainé par de la speed branlette de mamouth et des mitraillettes.
Et comme il nous restait 30 minutes avant la fin de la séance et histoire de faire simple nous nous sommes lancés dans une improvisation de 30 minutes!!! Bon c'était pas tout à fait une impro de 30 minutes mais plutot 2 impros de 15 minutes entrelacées. Nous avions vu ce concept lors du TITAN de la LIMA l'an dernier. Le principe est d'avoir deux équipes qui jouent des histoires differentes, sans aucun lien. Les équipes jouent sur un temps de 15 minutes qu'elles découpent en petit scène de la durée de leur choix. A la fin de chaque scène, l'équipe qui joue indique par un signal sonore la fin de la scène et c'est donc à l'autre équipe de démarrer sa nouvelle scène.

Globalement c'était un peu bruyant car l'équipe qui ne jouait pas avant tendance à parler un peu fort pour préparer sa prochaine scène, mais ça nous a donné deux impros relativement bien construites avec une avancée de l'histoire scène après scène, et aucun sentiment de lassitude car quand une scène avait dit ce qu'elle avait à dire, on la terminait pour donner la main aux autres. Un bon exercice pour ressentir le rythme d'une scène et pour travailler les balances!

C'était donc mon dernier débrief, j'espère que ce que je vous ai proposé vous a plu et que vous avez tous eux assez de temps de jeu pour expérimenter les choses ... et oui dès lundi prochain je remets avec un grand plaisir mon costume d'improvisateur et va falloir se bagarrer pour que je vous laisse un petit bout de la scène .... quoi moi, en manque!! un tout petit peu c'est tout ! :D

mercredi 2 octobre 2013

Ca balance pas mal à Ancenis!

Eh oui après avoir travaillé sur la structure d'une histoire et sur l'utilisation du conteur, c'est maintenant au tour de la balance de faire son apparition. Mais c'est quoi donc que cette balance? Et bien une balance c'est quand on a un changement de scène dans une improvisation, lorsque l'histoire est amenée d'un coup ailleurs, avec possibilité d'introduction de nouveaux personnages.
Il y a plein de façons d'introduire ce changement (avec différents rythmes de succession des balances) mais pour l'instant nous ne nous intéresserons qu'à des balances avec changement d'espace et des balances avec changement de temps.

Tout d'abord les codes: la balance doit être clairement introduite afin que les joueurs déjà sur scène comprennent s'ils feront ou non partie de la nouvelle scène. Une simple phrase d'introduction de la scène suffit à cela, par exemple, "pendant ce temps de l'autre côté de la ville". On indique ainsi qu'on entre dans une nouvelle scène et où et quand elle se situe. En fonction de cette phrase les joueurs sur scène doivent comprendre s'ils doivent rester sur scène ou bien s'effacer. Le code pour s'effacer est de s'agenouiller, et de se déplacer sur le côté de la scène, tout en restant en jeu, ou bien de se cacher derrière le devant de la patinoire si il y en a une.

Ensuite à quoi peut servir cette balance? A beaucoup de choses comme par exemple:
  - introduire de nouveaux personnages en relation avec les premiers afin d'élargir le champs de l'histoire
  - apporter de nouveaux éléments sur les premiers personnages, éléments qui permettront de créer le chaos
  - faire avancer l'histoire en lui faisant faire un bon dans le temps (un peu comme peut le faire le conteur)
  - apporter une intrigue parallèle qui rejoindra la première

Mais quelque soit ce qui se passe lors de la balance, les improvisateurs doivent garder à l'esprit que l'histoire principale est celle commencée en début d'improvisation et donc:
  - la balance doit avoir une connexion avec cette histoire, un lien entre les deux scènes doit exister même s'il n'est pas forcément très explicite. Par exemple, première scène : un prince qui s'ennuie dans son château et deuxième scène une jeune fermière qui travaille aux champs comme tous les jours. Là il n'y a aucun lien clair, mais on sent que les deux histoires peuvent se rejoindre avec par exemple le prince qui veut devenir paysan et qui tombe amoureux de la fermière qui elle voudrait bien être princesse (ah ces filles!).
  - la balance est au service de la première scène et ne doit pas devenir l'histoire principale (à la rigueur peut être si on considère que la première scène n'était que l'introduction de l'histoire). Elle doit être là pour apporter des éléments de construction de l'histoire principale.
 
 Enfin on a aussi pu remarquer que la scène de balance a une particularité que la scène principale n'a pas: on peut la clore explicitement. Je veux dire par là que lorsque les improvisateurs ont fini de donner les éléments qu'ils avaient à apporter pour faire avancer l'histoire principale, ils peuvent/doivent quitter la scène et c'est aux improvisateurs de la première scène de revenir pour continuer l'histoire principale en prenant en compte ce qui a été apporté par la scène de balance.

 Il y a plein de choses très sympa à faire si on utilise correctement ce mécanisme, attention tout de même à ne pas tomber dans le piège de rendre l'histoire incompréhensible en apportant trop d’éléments ou de éléments trop abracadabrantesques, mais là on en revient encore et toujours à la nécessité de préserver la consistance et la cohérence de l'histoire .... et cela passe par l'écoute, à la fois lorsque l'on est sur scène et tout autant quand on est sur le banc.