C'est un peu redondant cette histoire, mais les messages importants, il faut les marteler avant de se taire! C'était à nouveau l'objectif de la séance de lundi soir. Pour illustrer cela, il suffit de se rappeler de l'exo du dia-monologue où par 2, chacun racontait son histoire et devait en même temps écouter l'histoire de l'autre. On a vu, au résultat, qu'on était loin de restituer fidèlement l'histoire de l'autre. Dans une impro plus classique, c'est la même chose qui risque parfois de se jouer. Chacun a "fait" son impro dans sa tête et au moment de la rencontre, eh bien de rencontre, il n'y en a point. Il faut donc savoir écouter en se taisant pour entendre "physiquement" les mots de l'autre, mais il faut aussi être dans une réelle posture d'écoute. On peut tout à fait se taire, être face à l'autre et continuer de créer l'histoire dans sa tête, tout seul! Argh! Et ça, ça nous arrive à tous!
Un exemple d'écoute constructive lundi soir (parmi quantité d'autres, bien sûr!). Angie the Dj et Antho jouent une discussion plus que féroce entre un surveillant et une collégienne. La contrainte de l'exo était qu'Angie ne prononce pas un mot. Ce qu'elle a su faire sans faire semblant de causer (l'ado mutique qui se fout de ta gueule et qui dit pas un mot, classique somme toute non?). Et Antho de causer, mais pas tout le temps, et aussi d'écouter quand il la voit prendre sa bouteille. Il aurait pu faire semblant de ne pas voir. Sauf qu'on la tous vu et qu'on ne voit pas comment il aurait pu ne pas voir. Et d'une contrainte qui pouvait apparaître un peu saugrenue, on a vu une impro "vraisemblable" avec un bon coup de poignard final! La vraie vie, je vous dis.
Et puis pour le plaisir, le "chute à la carabine" de Dju! Là il ne s'agit pas d'écoute mais d'esprit d'à propos et de renversement. Il joue le vieux terroriste qui tire sur la foule et après avoir chu sur le recul de son arme, se relève et fait un geste sur ces victimes pour les rassurer "C'est bon, ça va, je me suis pas fait mal". Raconté comme ça, c'est pas terrible, mais sur scène, c'était fameux!
Les photos sont des extraits des binômes silencieux, à base d'homme à polo gris bleu, d'une jeune femme preneuse de notes avec collier et de deux femmes en blanc (avec fond diablesque et quelque peu décrépi).
- Loup glacé
- Cross country avec des sanglots longs des violons de l'automne
- Un pistoflingueur
- un Eye killer
- quelques images
- le dia monologue
- les binômes silencieux
- les logorrhée face au silence
- catégorie "mot solo"
- mitraillette pour tous
- quelques impros "charrette de la nuit", "Tout ce qui porte un nom brûle" et "un charmant raté".
Pour mettre un peu de douceur dans ce monde de brutes et un peu de poésie dans vos oreilles, écoutez ce titre de Dominique A, appelé Marina Tsvétaéva, dans lequel vous entendrez ce fameux "tout ce qui porte un nom brûle".
Sur ces bonnes paroles, chers bolosses, je vous invite en commentaires à partager vos impressions sur cette séance. Caresses et bises à l’œil!

